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Souscrire une assurance-vie : les questions à se poser

La souscription d’un contrat d’assurance-vie séduit de nombreux épargnants chaque année : il s’agit même du placement favori des Français. Si sa fiscalité attractive et son offre financière variée en font une solution fiscale intéressante, mieux vaut se poser toutes les questions nécessaires avant de souscrire une assurance-vie. Tour d’horizons des points à connaître avant de franchir le pas.

Souscrire une assurance-vie : quels avantages fiscaux ?

L’assurance-vie est un produit d’épargne qui vous permet de placer de l’argent, que vous pouvez ensuite récupérer avec les intérêts financiers engrangés au fil des années (si intérêts il y a, selon vos placements).

L’un des avantages de la souscription d’un contrat d’assurance-vie, c’est que la somme épargnée n’est pas bloquée. Toujours disponible, vous pouvez la retirer dès que vous le souhaitez et l’assureur dispose de deux mois pour vous reverser la somme. En matière de fiscalité cependant, il est fortement recommandé d’attendre huit ans minimum avant d’effectuer un premier retrait. À partir de cette ancienneté, une fiscalité plus avantageuse s’applique et vous pouvez retirer 4 600 € d’intérêts par an (9 200 pour un couple marié), sans que cette somme soit imposable. Pendant les 8 premières années, un prélèvement libératoire est appliqué sur les gains retirés. Il s’élève :

-à 35 % pendant les 4 premières années du contrat ;

-à 15 % de la 4e à la 8e année.

En revanche, vous pouvez opter pour l’ajout des gains à vos revenus imposables lors de chacun de vos retraits ; vous serez bénéficiaire si votre tranche marginale d’imposition est inférieure au taux du prélèvement forfaitaire. Par ailleurs, les gains retirés sont exonérés dans 3 cas de figure :

-en cas de licenciement ;

-en cas d’invalidité ;

-en cas de mise à la retraite anticipée.

À lire aussi : Pourquoi l’assurance-vie est le placement préféré des Français ?

Souscription d’un contrat d’assurance-vie : quels sont les risques ?

Autre avantage au moment de souscrire une assurance-vie : vous pouvez choisir le degré de risque de votre placement. Pour une sécurité absolue, la plupart des épargnants optent pour le « fonds en euros », vous garantissant le capital investi mais aussi les intérêts cumulés année après année. En revanche, n’espérez pas un rendement élevé : celui-ci ne cesse de baisser et se situait en dessous de 2 % en 2016.

Pour des performances plus notoires, préférez les supports « en unités de compte ». Indexés sur les marchés financiers (actions, obligations, marché immobilier...) ils n’offrent pas de garantie sur le capital investi. Par contre, ils offrent une possibilité plus élevée de gains sur le long terme.

Pour maîtriser votre prise de risque tout en obtenant un rendement intéressant, la meilleure solution consiste à panacher ces deux options. En plaçant une partie de votre épargne sur le fonds en euros et l’autre sur un support en unité de compte, vous conservez une partie de votre épargne disponible en cas de besoin, tandis que l’autre partie est destinée à un investissement sur le long terme. En cas de mauvais choix de votre part, pas de panique : vous pouvez modifier la répartition de votre épargne à tout moment, grâce à des arbitrages.

À lire aussi : Choisir son contrat d’assurance-vie : à quoi faut-il faire attention ?

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Souscrire une assurance-vie : gardez un œil sur les frais de gestion

La souscription d’un contrat d’assurance-vie engendre naturellement des frais de gestion. Toutefois, ces frais varient en fonction des compagnies. Au moment de choisir votre contrat, pensez à vérifier plusieurs critères :

- les frais sur les versements ;

- les frais annuels sur la totalité du capital ;

- les frais d’arbitrage.

Alors que certaines compagnies proposent des frais de gestion de 0,5 % par an, d’autres contrats sont soumis à des frais allant jusqu’à 5 % des versements et 1 % du capital chaque année. Enfin, sachez que les frais sur versements sont généralement négociables ; en revanche les frais de gestion (les plus importants sur la durée) le sont rarement.

A lire aussi : Quels sont les types de frais liés à un contrat d’assurance-vie ?

Qui puis-je désigner comme bénéficiaire ?

Au moment de souscrire une assurance-vie, vous devrez désigner des bénéficiaires, en cas de vie et en cas de décès. Le bénéficiaire en cas de vie est en général le souscripteur du contrat. Les personnes désignées en cas de décès sont celles qui recevront les capitaux épargnés sur votre contrat, après votre disparition. Il est impératif de nommer ces personnes pour bénéficier des avantages fiscaux de l’assurance-vie. Plusieurs options sont possibles : indiquer un ou plusieurs bénéficiaires, de votre famille ou non, à parts égales ou inégales… Vous pouvez aussi définir des rangs de bénéficiaires : si l’un des désignés décède avant vous, la personne placée en 2e position reçoit sa part.

À lire aussi : Décès du souscripteur d’une assurance-vie : à qui revient le contrat ?

Dans la majorité des contrats d’assurance-vie, une clause type prévoit l’attribution de votre capital à votre conjoint, à vos enfants ou à vos héritiers à défaut. Vous pouvez toutefois changer cette attribution et rédiger votre clause bénéficiaire de façon totalement libre. Mais si vous avez des enfants, que vous ne les désignez pas comme bénéficiaires de l’assurance-vie et que cela les prive d’une part du patrimoine qui leur est dévolu, ceux-ci peuvent attaquer le contrat d’assurance-vie en justice.

À lire aussi : Décès du bénéficiaire d’une assurance-vie

Comment utiliser l’assurance-vie pour transmettre mon patrimoine ? 

La souscription d’un contrat d’assurance-vie se prête tout à fait à un projet de transmission de patrimoine. Ce dispositif permet en effet de bénéficier d’avantages fiscaux et civils non négligeables, pour vous comme pour vos successeurs.

Les sommes placées avant vos 70 ans sont par exemple reversées aux bénéficiaires que vous avez désignés, avec exonération de toute taxation à concurrence de 152 500 € par bénéficiaire. Sachez par ailleurs que plus vous nommerez de bénéficiaires, plus vous pourrez optimiser les conditions d’abattement. Au-delà de ce montant, les sommes excédentaires sont soumises à une imposition de 20 %, ou de 31,25 % au-delà de 700 000 euros.

Après 70 ans, la fiscalité est moins avantageuse mais elle recèle au moins un bénéfice : les primes investies sont soumises à un abattement de 30 500 euros tandis que les gains générés par l’épargne, eux, ne peuvent être imposés. De plus, cet avantage est cumulable à celui dédié aux versements avant 70 ans, rendant l’assurance-vie très intéressante pour constituer votre héritage et préparer sereinement l’avenir de vos proches.

 

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