La crise sanitaire que nous connaissons pose de nombreuses questions, et notamment sur d’éventuelles retombées fiscales. Quels impacts peut avoir la COVID-19 sur les impôts des particuliers ? Comment ceux-ci réagissent-ils et anticipent-ils l’avenir ? Les explications et l’analyse de Nicolas Adam, directeur de l’agence Groupe Quintésens Paris Sud.

Les particuliers se tournent vers une épargne dynamique

De manière très directe, il est possible d’affirmer que la crise de la COVID-19 n’a pas eu d’impact direct sur les impôts des particuliers et sur leur prélèvement. En effet, il n’a pas été constaté de modifications des tranches marginales d’imposition, ni du calendrier de prélèvement de l’impôt. Pour autant, des répercussions indirectes suite à cette crise sanitaire paraissent inévitables.

La première répercussion vient du fort réflexe qu’ont eu les particuliers à épargner, dès le deuxième trimestre 2020. Réflexe tout à fait logique compte tenu de la situation inédite et anxiogène dictée par cette crise sanitaire. « Quand l’avenir immédiat devient incertain, voire illisible, massivement, les particuliers vont prendre des décisions visant à sécuriser l’avenir plus lointain », confirme Nicolas Adam, directeur de l’agence Groupe Quintésens Paris Sud. « Une forte propension à épargner s’est développée dès les premières semaines du premier confinement et ne s’est pas démentie. »

Premier constat : avec les fermetures de banques et des informations et annonces inquiétantes, les Français n’ont pas privilégié l’épargne réglementaire, type livret A, livret de développement durable (LDD) ou plan épargne logement (PEL). Nicolas Adam complète : « Les particuliers ont souvent porté leur choix sur des supports plus dynamiques, plus rentables, et échappant à l’inventaire successoral, à savoir l’assurance vie. Chez Quintésens, dès le mois de mars, tandis que nos consultants télétravaillaient, nous avons été sollicités de façon inédite par nos clients ou des prospects désireux de rentabiliser et de sécuriser leur épargne actuelle et future. Cet élan ne s’est pas démenti jusqu’à la fin de l’année. »

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La loi Pinel, un dispositif populaire

Les périodes de confinement et / ou de couvre-feu, ainsi que le manque de visibilité au-delà des deux semaines ont incité les particuliers à réfléchir sur leur avenir. Et notamment sur des sujets comme l’optimisation de leur impôt, la préparation de leur épargne retraite, ou encore la génération de revenus complémentaires n’impactant pas l’impôt.

Parmi les dispositifs défiscalisants très populaires, notamment en cette période marquée par les incertitudes économiques, on peut par exemple citer la loi Pinel. « La perte d’emploi subie est une “porte de sortie” du dispositif prévue par la loi », explique le directeur de l’agence Groupe Quintésens Paris Sud. Il poursuit : « En cas de revente anticipée liée à un “chaos de la vie” (perte d’emploi, perte totale et irréversible d’autonomie, divorce, etc.), les avantages fiscaux déjà perçus ne sont pas à restituer à l’administration fiscale. Cela permet donc aux particuliers qui le souhaitent de se lancer dans un tel investissement sans craindre les effets indésirables d’un avenir incertain. » De quoi motiver certains contribuables à opter pour cette solution.

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Anticipation, projets : les Français tournés vers l’avenir

Ce positionnement des particuliers peut s’expliquer par plusieurs raisons. Tout d’abord, la crise sanitaire coûte beaucoup d’argent à l’État, notamment via les aides accordées aux entrepreneurs, aux indépendants, aux salariés, etc. Il paraît logique de penser que cette situation puisse entraîner, à terme, une augmentation de l’impôt des particuliers. Et certains anticipent cette éventualité en mettant en place des investissements défiscalisants, dès aujourd’hui.

De même, avec la crise sanitaire – et en prévision d’une éventuelle crise semblable à l’avenir – beaucoup de particuliers ont décidé de se lancer dans un projet : achat d’une résidence principale ou secondaire, constitution d’un patrimoine de rentabilité, etc. Mais mener ces projets à bien demande des investissements et la génération, au préalable, de richesses à dépenser.

« Il s’avère que le seul et unique objectif de la gestion de patrimoine est bien la génération de richesse décorrélée des revenus du travail », affirme Nicolas Adam. « Le premier levier permettant cette génération étant souvent l’optimisation de la fiscalité associée à l’optimisation de l’épargne. En effet, les investissements défiscalisants ont souvent pour finalité la constitution d’un capital “sonnant et trébuchant” qui pourra fructifier sur un support d’épargne dédié. »

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Les particuliers se tournent vers le PER

La crise de la COVID-19 et ses conséquences auront également poussé les particuliers à se tourner vers l’épargne retraite (PER). Un succès qui s’explique par la situation actuelle mais pas que : la refonte du plan épargne retraite donne droit à une déduction fiscale proportionnelle aux sommes versées sur ce support. « Les consultants Quintésens sont, depuis près d’un an, sollicités continuellement pour ce sujet qui était plus marginal pour nos clients, avant le début de la crise sanitaire », constate Nicolas Adam. Pour préparer leur avenir, les particuliers préfèrent donc optimiser leur épargne actuelle ou future. Et cela passe donc par un intérêt pour le PER et ses remises fiscales.

L’optimisation fiscale reste un levier extrêmement intéressant pour générer la richesse nécessaire à l’investissement, et mener à bien des projets personnels. « Les dispositifs défiscalisants reposant sur des supports immobiliers sont donc tout indiqués pour se constituer des capitaux (en cas de revente) ou du patrimoine rentable et transmissible. Bref, se constituer “des tas de pierres ou des tas d’argent” pour synthétiser de façon simpliste », schématise le directeur de l’agence Groupe Quintésens Paris Sud.

Les impacts de la COVID-19 sur les impôts résident donc davantage dans des changements d’attitudes des particuliers vis-à-vis de leur impôt plutôt que dans des modifications concrètes de la façon de calculer ou de prélever l’impôt. Nicolas Adam explique : « Cette crise a donc aussi des répercussions sur le rapport des particuliers à leur imposition. Et, comme à chaque période ou moment important de la vie, il est opportun de rencontrer un consultant en gestion de patrimoine qui pourra, à partir d’un audit de la situation totale de ses interlocuteurs, établir une stratégie patrimoniale leur permettant l’atteinte de leurs objectifs et peut-être la réalisation de leurs projets de vie. »

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