Le marché de l’art suscite l’intérêt de nombreux investisseurs. Choix de l’œuvre, modalités d’achat, fiscalité, prix : quelles sont les principales informations à connaître avant d’investir dans l’art ?

Investir dans l’art : auprès de qui acheter ?

Investir dans l’art est une entreprise qui ne s’improvise pas. Afin d’acquérir une œuvre de qualité, de s’assurer de sa valeur et de son authenticité, il est recommandé de se tourner vers des professionnels (vente de gré à gré), tels que des antiquaires, des galeristes ou encore des courtiers en art. Autre manière d'acquérir des œuvres à connaître, les ventes aux enchères publiques par des acteurs reconnus ou des maisons de vente régionales. Pour les investisseurs disposant d’un important patrimoine financier, les fonds d'investissement d’art peuvent constituent également une voie à explorer. Il faudra cependant prendre en considération le fait que l’investisseur ne jouira pas de ses biens à son domicile. Bon à savoir Il est tout à fait possible d’acquérir une œuvre en l’achetant auprès d’un particulier. Cette alternative n’est toutefois pas dépourvue de risques et il est préférable d’avoir de bonnes connaissances en matière d’art ou mieux, de faire appel à un spécialiste.

Le choix de l’œuvre d’art

Plusieurs critères doivent être pris en compte avant l’achat d’une œuvre, notamment :
  • La traçabilité : l’acheteur doit pouvoir identifier les précédents propriétaires, idéalement depuis la création de l’œuvre au moment de l’achat.
  • L’authenticité : l’auteur doit clairement pouvoir être identifié. Cette tâche n’est pas toujours aisée selon les artistes, qui parfois changent leur signature ou évoluent dans la manière de créer leurs œuvres au cours de leur vie.
  • La côte de l’artiste. Elle s’évalue notamment à travers les nombres d’expositions dans lesquelles les œuvres ont été exposées, les lieux dans lesquels elles ont été présentées et leur prestige, les collectionneurs qui ont eu ou possèdent une ou plusieurs de ces œuvres… Des sites spécialisés, tels que Artprice peuvent aider les personnes souhaitant investir dans l’art à y voir plus clair.
  • L’appétence pour le style de l’artiste. Investir dans l’art ne doit pas être uniquement considéré comme un placement. La satisfaction esthétique doit aussi guider le choix de l’investisseur.
  • Le type d’œuvre d’art. De nombreuses œuvres anciennes, surtout des peintures, se vendent à des prix relativement élevés. Pour investir, il faudra parfois se tourner vers des artistes contemporains, dont les œuvres sont parfois plus accessibles. Diversifier ses acquisitions n’est pas à exclure non plus. Pourquoi ne pas s’intéresser aux dessins et esquisses ou encore à la photographie d’art dont le marché s’est grandement développé ?

Prix des œuvres et frais annexes

Une œuvre susceptible de gagner en valeur au fil des années et d’être revendue à des acheteurs internationaux s’avère généralement onéreuse et est rarement vendue en dessous de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ce type d’investissement s’adresserait donc a priori à des profils disposant d’un important patrimoine financier et prêts à prendre des risques. On notera par ailleurs qu’investir dans l’art ne signifie pas uniquement payer le prix d’achat des œuvres. Plusieurs types de frais annexes sont à prévoir tels que les frais d’assurance, de conservation (certaines œuvres nécessitent des aménagements spécifiques), d’entretien ou encore d’encadrement dans certains cas. À cela s’ajoutent fréquemment les commissions prélevées par les éventuels intermédiaires comme les experts auxquels l’investisseur a fait appel ou les établissements effectuant des ventes aux enchères. Ces différents paramètres complexifient le calcul de la rentabilité de l’opération.

Investissement dans l’art et fiscalité

En matière d'imposition trois principales informations sont à connaître :
  • Les objets d’art, les antiquités ou de collection ne sont pas comptabilisés dans le cadre du calcul de l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune).
  • Le don d’une ou plusieurs œuvres d’art à valeur historique ou artistique à l’État peut remplacer le règlement de droits de succession ou de l’ISF, il s’agit de la dation.
  • Selon le Bulletin officiel des Finances Publiques-Impôts, les cessions à titre onéreux ou les exportations d’objets d’art, de collection ou d’antiquité sont soumises à une taxe forfaitaire. Le cédant ou l'exportateur peut toutefois opter, sous certaines conditions, pour le régime d'imposition de droit commun des plus-values sur biens meubles.
Investir dans l’art peut s’avérer rentable mais cette démarche est également risquée dans la mesure où le marché de l’art est volatil. Si certaines grandes œuvres qui jouissent d’un certain consensus en matière de valeur seront a priori toujours disputées, d’autres peuvent voir leur valeur chuter de manière brutale au gré des modes et au fil des années. Pour protéger son patrimoine, il est recommandé de demander conseil auprès d’experts mais aussi diversifier ses types d’investissements (immobilier, actions, etc.). À lire aussi : Exonération totale ou partielle de l’ISF : dans quels cas est-ce possible ?   Quintesens vous conseille et vous accompagne Le Groupe Quintesens est spécialisé dans la gestion de patrimoine globale. Bilan patrimonial, prévoyance, placements, réduction d’impôts, financement, ingénierie patrimoniale : nous mettons notre expertise à votre service et vous aidons à concrétiser vos projets. Contactez notre équipe et faites-nous part de vos projets en toute confiance.