Anticiper son avenir en préparant sa retraite, protéger sa famille des aléas financiers, laisser un héritage à ses enfants, etc. : plusieurs raisons peuvent vous décider à investir dans l’immobilier. Vous pouvez être réticent à vous lancer dans ce projet si vous vous fiez aux nombreuses idées reçues qui circulent sur l’investissement immobilier. Voici un dossier sur ce sujet pour vous aider à démêler le vrai du faux.

1. Un apport important est obligatoire pour investir dans l’immobilier

Tout investissement dans l’immobilier doit être un projet préparé, notamment pour la question de son financement. Si vous devez contracter un crédit pour acheter un appartement ou une maison dans le but de le louer ensuite, présenter un apport personnel à la banque est généralement bienvenu. Cet apport peut provenir d’un Plan d’Épargne Logement que vous avez souscrit plusieurs années auparavant. Une donation ou un héritage peut également être utilisé pour présenter un apport au montant élevé à votre banquier. Sachez toutefois qu’il n’existe pas de règles quant au montant d’apport à avoir. Si un établissement bancaire vous demande un apport que vous ne pouvez pas atteindre, un de ses concurrents peut avoir des règles d’acceptation plus souples.

2. Investir dans l’immobilier à côté de chez soi, c’est mieux

Le meilleur endroit pour investir dans la pierre est selon vous à proximité de chez vous ? Vous pensez aux côtés pratiques pour pouvoir notamment garder un œil sur l’état du bien. Si vous demandez à un professionnel, il vous répondra que l’endroit idéal pour un investissement immobilier est là où :

  • Il y a une demande locative et une offre inférieure à cette demande ;
  • Il y a un prix du marché attractif ;
  • Il y a un secteur économiquement intéressant.

Votre objectif en investissant dans un appartement : pouvoir le louer facilement ensuite. Vous pouvez vous lancer dans la recherche d’un bien si votre quartier présente toutes ces caractéristiques. Si non, n’hésitez pas à élargir vos champs de recherches.

Le saviez-vous ?

Vous pouvez déléguer la gestion locative de votre bien à un professionnel. Cette solution est idéale pour se lancer dans un investissement immobilier loin de chez soi.

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3. Il faut être propriétaire

Une des idées reçues sur l’investissement immobilier concerne les personnes vivant en location. Il n’est pas rare d’entendre dire qu’il faut être propriétaire de sa résidence principale pour investir. Or c’est faux : être propriétaire n’est pas une obligation pour se lancer et investir. Les banques accordent des prêts immobiliers autant aux personnes vivant en location qu’à ceux qui sont propriétaires.

Actuellement, les jeunes générations vont plus facilement concrétiser un projet d’investissement immobilier plutôt que d’acheter leur propre logement. Elles restent en location tout en percevant des revenus locatifs. Souvent sujettes aux déménagements réguliers par choix ou à cause de leur travail, elles préservent ainsi leur mobilité.

4. Investir dans l’immobilier ancien est plus rentable que dans le neuf

Investir dans du neuf ou de l’ancien ? Peut-être que votre entourage va vous conseiller de vous tourner vers un bien ancien, en vous parlant de la loi Malraux. Cette loi vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt si vous investissez dans un site ancien situé dans une zone spécifique. Si cette loi est intéressante, vous devez savoir qu’à l’achat, vous aurez à payer des frais de notaire plus important que pour un bien neuf. La rentabilité locative d’un logement ancien peut aussi être revue à la baisse si vous devez réaliser des travaux de rénovation par exemple.

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5. L’immobilier locatif est synonyme de problèmes

Vous envisagez de développer votre patrimoine immobilier en mettant en location un ou plusieurs biens. Peut-être que la gestion locative de ces logements vous effraie, notamment les problèmes de loyers impayés. Si c’est le cas, sachez qu’il existe des solutions pour vous protéger dans ce genre de situation.

Dans un premier temps, vous pouvez limiter le risque de loyer impayé en investissant dans des petites surfaces. Vous allez les louer généralement à des étudiants. Ce sont généralement les parents de ces derniers qui payent leur loyer ou se portent garants pour eux.

Dans un deuxième temps, n’hésitez pas à réclamer toutes les pièces justificatives nécessaires pour vous assurer que la personne est solvable. La loi fixe la liste des pièces pouvant être demandées au candidat à la location et à sa caution via le décret n°2015-1437.

Dans un troisième et dernier temps, vous pouvez souscrire une assurance loyer impayé. Vous êtes ainsi protégé contre les défauts de paiement de votre locataire et les dégradations de votre bien.

6. Investir dans la pierre depuis l’étranger est impossible

Vous êtes expatrié français et vous souhaitez développer un patrimoine immobilier dans l’Hexagone ? Si au premier abord, ce projet semble compliqué à mener, il reste réalisable. En vous organisant, vous pouvez prendre le temps durant un séjour en France de vous renseigner sur le marché locatif, visiter des biens, etc. Certains notaires ont l’habitude de travailler avec des expatriés. Essayez d’en trouver un pour que votre projet puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles.

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7. Changer d’assurance emprunteur est impossible

Pour commencer votre investissement immobilier, une assurance emprunteur peut être exigée par votre organisme prêteur. La loi impose la présence de deux garanties : la garantie décès et la garantie invalidité.

Vous n’êtes pas obligé de rester avec la même assurance emprunteur durant toute la durée de votre crédit. Si vous souhaitez en changer car un concurrent vous propose un contrat plus intéressant, vous pouvez résilier l’assurance emprunteur déjà souscrite.

Vous devez pour cela en informer l’organisme deux mois avant la reconduction tacite de contrat.

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8. Investir quand on est jeune est compliqué

Les jeunes qui veulent investir ont en règle générale peu d’apport à présenter aux organismes prêteurs pour obtenir un prêt immobilier. Ils viennent de commencer à travailler et n’ont pas encore eu le temps de mettre beaucoup d’argent de côté. Cette caractéristique laisse penser que les organismes prêteurs seraient frileux à l’idée de leur prêter de l’argent. Pourtant, de nombreuses banques font des jeunes leur cible particulière en leur réservant des conditions avantageuses pour leur prêt. Si vous êtes dans cette situation, n’hésitez pas à faire le tour des organismes prêteurs pour en trouver un qui accorde des crédits aux jeunes actifs.

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