Livret A, Plan épargne logement, Comptes-titres, Plan d’épargne en actions, assurance-vie, Plan d'épargne retraite populaire… Focus sur tous les placements financiers intéressants en 2019, avec Mylène Guers, responsable développement du marché de l'épargne financière au sein du Groupe Quintésens.

Le livret A

Le livret A reste fondamentalement un placement financier à choisir en 2019 malgré son faible taux de rémunération. « Évidemment, avoir de la liquidité fait partie de la bonne structure du patrimoine », confirme Mylène Guers, responsable développement du marché de l'épargne financière au sein du Groupe Quintésens. « On préconise de conserver un peu de liquidités en guise d’épargne de précaution, sur un livret A ou un livret de développement durable et solidaire (LDDS, ancien Codevi). Ce type d’enveloppes est sécuritaire, liquide et totalement disponible, tout de suite. »

Toutefois, le livret A possède ses limites et demande de ne pas être trop exposé sur ce type de support. En cause : son taux de rémunération de 0,75 % couplé à un retour d’inflation estimée à 1 % d’ici juin 2019. « Une personne trop exposée en livrets peut perdre de l’argent et subir une décote sur la valorisation de son patrimoine », confirme Mylène Guers.

En résumé, « conserver de la liquidité : oui, sur des livrets A ou des LDDS car ce n’est pas fiscalisé. En revanche, à toutes les personnes trop fortement exposées, il se posera la question de faire un arbitrage vers d’autres enveloppes fiscalement plus avantageuses. »

Le Plan épargne logement (PEL)

Le Plan épargne logement avait le vent en poupe il y a quelques années. Au regard de la rémunération de 1 % depuis août 2016, il existe tout de même un intérêt de choisir ce placement financier en 2019 : avoir un projet concret d’investissement immobilier. En effet, le PEL peut vous permettre de vous réserver un taux d’emprunt pour l’avenir.

« Aujourd’hui, les taux de l’immobilier sont tellement bas que le PEL n’est pas intéressant en termes de réservation de taux d’emprunt », explique Mylène Guers. « En revanche, si jamais on assiste à une remontée des taux d’emprunts, le PEL pourrait être intéressant sur du moyen, long terme. Et uniquement pour les personnes qui auraient potentiellement un projet immobilier dans l’avenir, dans 4, 5, ou 10 ans. »

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Le compte-titres

Le compte-titres est un placement financier à choisir en 2019 pour les contribuables « boursicoteurs », qui ont envie d’être plus actifs dans la gestion de leur patrimoine financier pour le dynamiser, le valoriser notamment grâce aux marchés d’actions, en investissant à l’international.

« Le compte-titres a retrouvé de l’intérêt grâce au prélèvement forfaitaire unique, ou flat tax. », analyse Mylène Guers, avant de détailler. « Auparavant, la plus-value était imposée en fonction du taux marginal d’imposition du client. Aujourd’hui, avec la flat tax, on assiste à une baisse de la fiscalité. Cela rend donc le dispositif attractif. Le but du jeu, c’est de profiter du potentiel de l’ensemble des marchés financiers mondiaux : actions, obligations, fonds bancaires, fonds d’assureurs, fonds directs, etc. »

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Le Plan d’épargne en actions (PEA)

Dans le même esprit que le compte-titres, sur un régime fiscal encore plus favorable, le Plan d’épargne en actions est toujours d’actualité comme placement financier à choisir en 2019. Et ce, plus que jamais.

« C’est une enveloppe fiscale privilégiée pour le client qui souhaite se positionner sur des actions directes sur le marché français ou européen, ou encore profiter des fonds de l’établissement qui détient son PEA », commente Mylène Guers. « L’avantage par rapport au compte-titres, c’est qu’à partir de cinq ans d’antériorité fiscale, vous n’avez plus de fiscalité sur la plus-value, hors prélèvements sociaux qui s’élèvent à 17,2 %. »

Le PEA s’adresse également à des clients qui ont une volonté de dynamiser leur patrimoine financier. Deux possibilités : soit le contribuable est plutôt connaisseur sur les marchés boursiers et peut suivre son contrat. « Mais il n’est pas nécessaire d’être un expert des marchés », précise la responsable développement du marché de l'épargne financière. « Il existe des solutions clefs en main, proposées par les sociétés spécialisées en gestion de patrimoine permettant de déléguer la gestion, via des offres de gestion sous mandat. »

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L’assurance-vie

Parmi les placements financiers à choisir en 2019, l’assurance-vie reste un atout indispensable. Elle s’adapte à tous les projets de transmission, de compléments de revenus, de valorisation de son patrimoine.

La transmission

Grâce à l’assurance-vie, il est possible de transmettre une part de votre patrimoine, sans droit de succession pour les bénéficiaires. Bénéficiaires que vous pouvez choisir comme vous le souhaitez afin, par exemple, de rééquilibrer une situation patrimoniale, ou d’avantager un proche dans le respect des parts réservataires.

« Cela va vous permettre de minorer la thématique des droits de succession sur les patrimoines importants et d’optimiser la transmission de votre patrimoine », explique Mylène Guers avant de rappeler l’importance du cap des 70 ans. « Dès que vous approchez de l’âge clef de 70 ans, il faut absolument faire un tour d’horizon patrimonial pour vérifier s’il y a des arbitrages à engager, notamment pour renforcer les positions en assurance-vie. »

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Complément de revenus

Deuxième levier : l’assurance-vie peut être utilisée pour obtenir un complément de revenus défiscalisé, par exemple pour la retraite. C’est le placement n°1 des Français car il s’adapte à tous les objectifs.

Mylène Guers détaille les raisons de cet attrait des contribuables pour cette solution. « Les actifs peuvent l’alimenter tous les mois, s’ils le peuvent. S’ils ont une prime, par exemple, ils font un versement complémentaire. Et, le moment venu, à la retraite, il suffit de faire l’opération inverse, en organisant des rachats partiels programmés. Comme le contrat aura, logiquement, plus de 8 ans, il n’y aura pas d’imposition sur la plus-value, dans la limite des abattements en vigueur, et uniquement les prélèvements sociaux à payer. »

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Valorisation du patrimoine

On parlait de valorisation du patrimoine financier sur des comptes-titres ou des Plans d’épargne en actions. Il est possible de faire exactement la même chose via l’assurance vie grâce à trois supports d’investissement.

  • Les fonds en euros

Ils étaient sollicités pendant des années. Un bon fonds en euros garantit un taux aux alentours de 1,70 % net de frais de gestion. « C’est de la garantie en capital, de la liquidité. Cela permet également de gagner un point de plus que les livrets dans un cadre fiscal beaucoup plus avantageux. En revanche, comme on assiste à une baisse structurelle des fonds en euros depuis plus de 20 ans, il est important de se diversifier. »

  • Les fonds en actions

Il existe un véritable avènement de la gestion sous mandat, notamment pour les PEA. Mais ce constat est sans doute encore plus vrai sur l’assurance-vie. De plus en plus, les clients veulent profiter du cadre fiscal sans avoir la contrainte de gérer. Il est important de s’assurer d’avoir un contrat qui propose de la gestion sous mandat. À ce propos, se tourner vers non pas une mais plusieurs sociétés de gestion afin d’avoir le choix est une très bonne idée.

« Certains contrats en ligne sont bien gérés et bas en termes de frais mais vous n’avez qu’une seule société de gestion. Il existe sur le marché des contrats haut de gamme, forcément un peu plus chargés en frais, mais qui n’ont rien à voir au niveau des choix d’investissements, avec 4, 5, ou 6 sociétés de gestion. Un choix plus large et donc plus pertinent pour la gestion de contrat sur le long terme. »

  • L’immobilier « papier » ou « pierre-papier »

Un investissement via l’assurance vie qui fonctionne très bien en 2019 reste les fonds immobiliers et notamment l’immobilier « papier » : les Organismes de placement collectif immobilier (OPCI), les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et les Sociétés civiles immobilières (SCI).

Un investissement via l’assurance vie qui fonctionne très bien en 2019 reste les fonds immobiliers et notamment l’immobilier « papier » : les Organismes de placement collectif immobilier (OPCI), les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et les Sociétés civiles immobilières (SCI).

Beaucoup de contribuables souhaitent davantage des livrets ou des fonds en euros en termes de performance. Mais ils ne sont pas encore prêts à se tourner vers le marché actions qu’ils jugent trop risqué.

« C’est donc une belle alternative », reconnaît Mylène Guers.« En moyenne, la rentabilité se situe entre 3 et 5 % par an. Il n’y a certes pas de garantie en capital mais cela garantit un rendement quasi-certain. Ces fonds immobiliers vont générer des revenus fonciers, ce qui va permettre de valoriser le contrat, surtout sur du long terme. »

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Le Plan d'épargne retraite populaire (PERP)

Mis de côté en 2018 car peu intéressant avec la mise en place du prélèvement à la source, le PERP redevient un placement financier très intéressant en 2019. Il est de nouveau possible de défiscaliser dans la limite des plafonds autorisés. Mylène Guers détaille : « Plus le client est imposé, plus le PERP a de l’intérêt. C’est une solution qui ne s’adresse qu’aux clients qui payent de l’impôt et, idéalement, qui ont un taux marginal d’imposition de 30 %. En dessous, le levier fiscal n’est pas forcément intéressant. »

Autre intérêt pour les Français qui auraient un intérêt à souscrire un PERP pour défiscaliser et se préparer un complément de revenus pour la retraite : ils ont la possibilité de profiter des trois dernières années non-consommées. « Si vous n’avez jamais fait d’épargne-retraite, vous allez pouvoir récupérer votre plafond de 2018, 2017 et également de 2016. La seule “contrainte” reste d’avoir de la liquidité et de se dire qu’elle est bloquée jusqu’à l’horizon de la retraite. »

Enfin, un autre gros avantage de cette enveloppe fiscale : la loi PACTE, récemment promulguée, en avril 2019. Cette loi autorise la sortie en capital sur le PERP mais aussi sur le contrat Madelin (voir dessous). « Jusqu’à présent, sur le PERP, on ne sortait quasiment que sous forme de rente. Il existait seulement une sortie en capital autorisée à hauteur de 20 %. Mais les modalités pratiques doivent encore être communiquées. »

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Le contrat Madelin

Il se situe exactement sur le même principe de préparation à la retraite que le PERP mais s’adresse exclusivement aux professions libérales. À terme, avec la loi PACTE, il sera là aussi possible de sortir en capital.

L’avantage du Madelin pour les professions libérales : une enveloppe complémentaire de défiscalisation qui peut monter jusqu’à 15 % de plus par rapport aux bénéfices nets imposables. Les professions libérales ont donc un effet de levier de défiscalisation complémentaire par rapport au PERP.

« On est exactement sur la même dynamique : le dispositif redevient attractif. Sauf que les professions libérales en 2018 n’ont pas pu stopper leurs versements programmés puisqu’une obligation de versement à l’année existe. Les professions libérales doivent donc budgéter combien elles veulent défiscaliser à l’année, chose qui n’est pas obligatoire sur du PERP. »

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Le Plan épargne entreprise (PEE)

Si vous avez un dispositif de Plan d’épargne entreprise (PEE) ou Plan d’épargne groupe (PEG), il vous est vivement recommandé de profiter du dispositif. L’entreprise va délivrer une participation et/ou un intéressement au salarié, sous réserve de la réalisation d’objectifs fixés en amont. Avec cette somme, le salarié a deux possibilités.

Il peut disposer de son capital en compte courant. « Mais c’est dommage car c’est assimilé à du revenu et le salarié va payer de l’impôt sur cette participation et cet intéressement. Ce n’est vraiment pas l’objectif », rappelle Mylène Guers.

Si vous pouvez vous le permettre, placez plutôt cette liquidité sur le PEE : des fonds monétaires, des fonds proposés au sein du PEE, voire quelques fois sur l’action de la société dans laquelle le salarié travaille.

« L’inconvénient, c’est que la somme est bloquée pendant 5 ans. Mais le salarié bénéficie d’un abondement, fixé par les accords d’entreprise. L’abondement est généralement très attractif et incitatif. Et, au bout des 5 ans, vous avez la possibilité de sortir votre PEE sans fiscalité. » Il est toutefois possible de débloquer la somme sans attendre ce délai en cas de mariage ou divorce, de PACS, de naissance, d’achat de résidence principale, ou encore de rupture du contrat de travail.

Pensez à faire un point régulier sur la liquidité de votre PEE. Car une partie versée il y a plusieurs années peut à nouveau être disponible et être sortie sans imposition sur la plus-value. L’occasion pour faire un arbitrage patrimonial et, peut-être, partir sur du PEA, renforcer ses positions assurance-vie, ou dégager un peu plus de liquidité sur son livret A.

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