L’année 2018 est considérée comme une année blanche sur le plan fiscal, en raison du passage au prélèvement à la source. Une spécificité qui a son importance pour les personnes souhaitant effectuer un rachat sur leur assurance vie en 2018, car seuls les revenus exceptionnels seront imposés. Dans ce contexte particulier, quelle fiscalité choisir pour un rachat total ou partiel ? Le point sur les solutions les plus favorables pour votre épargne.

La fiscalité en cas de rachat total ou partiel d’assurance-vie

L’année 2018 est une année particulière sur le plan fiscal et marque le passage du prélèvement à la source pour les contribuables français. Une évolution qui influera notamment la fiscalité en cas de rachat total ou partiel d’une assurance-vie. En temps normal, deux alternatives existent pour le titulaire d’une assurance-vie au moment de déclarer ses revenus : - soumettre ses gains au barème de l’impôt sur le revenu ; - soumettre ses gains à un taux forfaitaire. Les versements effectués avant le 27 septembre 2017 sont ainsi soumis à un taux de 35 % si le contrat a moins de 4 ans, 15 % si le contrat a entre 4 et 8 ans, et 7,5 % s’il a plus de 8 ans, avec un abattement supplémentaire. Pour les versements déclenchés après le 27 septembre 2017, le taux d’imposition est de 12,8 % pour les contrats ouverts depuis moins de 8 ans. Dans ce cas, pour choisir l’alternative la plus intéressante, il suffit de comparer le taux de prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) et le taux marginal d’imposition (TMI) calculé en fonction de la tranche d’imposition la plus haute à laquelle vos revenus sont soumis, soit 0, 14, 30, 41 ou 45 %. Mais l’année 2018, considérée comme une année blanche fiscalement, bouleverse ces calculs.

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Rachat d’assurance vie en 2018 : quelle fiscalité adopter ?

En 2018, les revenus exceptionnels seront imposés au taux moyen de 11 %, et pas au taux marginal comme c’était le cas lors des années précédentes. Pour illustrer la situation, prenons le cas d’un célibataire percevant 28 000 € de revenus imposables et 2 000 € de revenus liés à son patrimoine. D’ordinaire, ces 2 000 € sont taxés à 30 %, car il appartient à la tranche d’imposition réservée aux revenus de 27 086 € à 72 617 €. L’impôt prélevé sur ces 2 000 € s’élève donc à 600 euros. En 2018, ces revenus sont taxés au taux moyen de 11 %. Sur 2 000 €, le contribuable ne paiera donc que 220 € d’impôts. C’est pour cette raison qu’en 2018, la fiscalité du rachat d’assurance vie évolue : le taux forfaitaire ne devra pas être comparé au taux marginal, mais au taux moyen d’imposition. Un calcul qui nécessite de connaître précisément le montant global de ses revenus sur toute l’année. Si vous avez souscrit votre contrat d’assurance vie depuis plus de 8 ans, cette gymnastique n’a pas grand intérêt puisque vous bénéficiez d’un abattement annuel s’élevant à 4 600 euros pour une personne seule et à 9 200 euros pour un couple. En revanche, les comparatifs sont judicieux pour les contrats de moins de 8 ans et peuvent vous permettre d’optimiser votre fiscalité.

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